du 6 juin au 5 juillet 2014

Je n’envisage le travail du son qu’en corrélation à un environnement – un paysage ou une architecture.
Mes pièces s’inscrivent dans une durée établie et prennent la forme de dispositifs autonomes en ce qu’elles ne nécessitent pas l’intervention d’un interprète.
Le processus engagé révèle des phénomènes acoustiques latents induits par les spécificités physiques de l’espace de propagation du son.
Je travaille essentiellement à partir de sons purs générés électroniquement, de feedback ou de sons continus enregistrés et diffusés au moyen de système amplifiés ; néanmoins il n’est pas question du son comme objet – un haut-parleur, un son, un auditeur.
Il ne suffit pas à l’auditeur de traverser un espace si son écoute reste orienté sur l’objet narratif, il lui faut déplacer son attention vers les champs vibratoires.
Le dispositif n’est pas un prétexte visuel légitimant la plasticité de la pièce mais est choisi pour ses qualités à émettre des sons.
Je considère les volumes et les surfaces produits comme nouveau lieu possible.

Élodie Ortega pour Yann Gourdon, 2010

 

Dans le cadre de cette exposition un concert solo de Yann Gourdon (vielle à roue) a eu lieu à l’Assaut de la Menuiserie le 03 juillet.

ygourdon.net