du 14 au 26 septembre 2015
en résonance avec la Biennale d’art contemporain de Lyon

RAPPEL DU PRINCIPE DE L’EVENEMENT

De : marie mestre
Date : 25 juin 2015 21:58
Objet : 20ANS-session 1

À : klaas koetje, wandrille duruflé, jean-baptiste sauvage
Cc : marie tuloup L’ASSAUT DE LA MENUISERIE

L’idée est de réunir 5 artistes sur deux sessions qui se succéderont sur un temps court (5 jours de production et une semaine d’exposition par session). Pour chaque session, le but est de produire une oeuvre-exposition collective dans l’espace de la menuiserie.

Vous connaissez tous l’espace et l’association mais pas tous les artistes de votre session, ni leur travail. C’est pourquoi, en amont de cette période de production, vous êtes invités à vous contacter pour échanger sur ce qui vous semble envisageable, ou tout du moins sur « comment s’y prendre », avec quels outils, quels matériaux, ce qui peut être préparé en amont…

Bien sûr il ne s’agit pas de réinventer sa pratique pour l’événement mais plutôt de la questionner en la combinant à d’autres. Ça semble compliqué mais en fait c’est tout con. On bosse ensemble 5 jours (une sorte d’atelier dont on définit le cadre) et à la fin quelque chose en ressort.

Pour information, nous envisageons d’ouvrir au public pendant les périodes de production, chaque jour sur un temps défini, pour l’apéro.

 

UNE HISTOIRE

L’événement s’est préparé de manière plus complexe et inattendue que prévu. Il était somme toute fort approprié que pour leurs 20 ans, les artistes historiques de l’Assaut de la menuiserie nous proposent plus qu’un événement : une histoire.

LUNDI : Marie, Wandrille et Jean-Baptiste tentent une ultime tentative de consensus qui n’est pas très concluante. Dès lors, chacun se retrousse les manches ou la cervelle : Marie songe à travailler sur une vidéo d’arbres, Jean-Baptiste installe un vidéo projecteur dans l’entrée et repeint les vitres de l’atelier au blanc d’Espagne, tandis que Wandrille entreprend quelques troncs et autre marqueterie. Klaas, qui aurait dû arriver de Hollande dimanche, n’est pas encore là et doit se dépêtrer d’une exposition qui tourne au cauchemar.

MARDI : Marie abandonne sa vidéo d’arbres tandis que Jean-Baptiste s’en va en acheter à Ikea (100 €) ou en déterre quelques uns. Wandrille poursuit son installation qui s’avère plus fragile et moins dense qu’il ne l’avait imaginé la veille. Des paysages d’horizon de mer faussement statiques sont projetés et lentement défilent dans l’entrée de l’Assaut. Marie s’attaque à une autre vidéo : un plan sous-marin poissonneux. La vidéo a vocation être retravaillée sous forme de diapositives. Mais les timers Kodak déçoivent les attentes. Marie Tuloup, nouvellement salariée à l’Assaut, a déjà fait 3 fois sa semaine en termes d’heures de travail. Quant à Klaas, il est toujours en Hollande.

MERCREDI : Wandrille a déjà bien investi la grande salle et regarde vers la cour, où il songe à faire encore quelque chose en bois. Jean-Baptiste a disposé ses arbres dans l’entrée et dans l’atelier (oui, dans). Marie, avec l’aide précieuse de Damien, a réglé le problème crucial de son carousel et confectionne avec application ses images, entre son écran et ses paires de ciseaux. Une maquette de Jean-Baptiste s’est immiscée dans l’installation de Wandrille. En fin de journée et malgré de furieuses rafales de vent, Radio Dio a pu investir les lieux durant quelques heures et échanger avec les artistes. Klaas, eh bien… il viendra le lendemain, peut-être.

JEUDI : Jean-Baptiste a dû changer les plantes (la plupart ont crevé lamentablement) et a installé des fauteuils cédés pour l’occasion par La Cartonnerie. L’entrée de l’Assaut est désormais une salle d’attente prête à accueillir le visiteur nostalgique des années 70. Une sorte de cabane surplombe la cour. Cliquetis de diapos, tests de stroboscope. Klaas ? Il viendra ce soir. N’est-ce pas ?

VENDREDI : Après plus de 12 heures de route, Klaas est enfin arrivé aux alentours d’une heure du matin. Le dernier larron de la Session 1 se prépare pour une performance, qui aura lieu durant le vernissage. Atmosphère détendue, soleil, verdure. Derniers préparatifs avant vernissage : Marie s’acharne sur son moniteur, Marie (l’autre) s’acharne sur une vitre. Ah, en fait, il pleut…

Frédéric Montfort

 

Avec la participation de Radio Dio en hors les murs (en podcast).

Retrouvez nos interview dans l’Agenda Stéphanois (page 12) et dans Sainté Magazine (page 33).

Un texte de Blandine Gwizadala à propos de la pièce de Jean-Baptiste Sauvage : voir le fichier pdf.

 

wandrilledurufle.com
klaaskoetje.nl
mariemestre.blogspot.fr
jb-sauvage.com